En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés. Mentions légales.
 
 
 

Rythmes scolaires

Rythmes scolaires :
24 heures sur 4 jours sur 36 semaines pour tous !

En octobre 2019, le congrès du SnudiFO rappelait  sa revendication de retour à la définition des obligations réglementaires de service exclusivement en heures hebdomadaires d’enseignement : 24 heures sur 36 semaines pour tous partout en France.

Il est un fait indiscutable : en 2018, avec plus de 90 %, les parents d’élèves, les enseignants et la plupart des municipalités de notre pays avaient déj très massivement utilisé la possibilité de déroger au décret Peillon, pour revenir à la semaine de 4 jours sur 36 semaines

Pour le SnudiFO, le fonctionnement de l’Éducation nationale ne doit être défini ni au niveau académique, ni au niveau municipal. La territorialisation de l'éducation par le biais des PEDT et de la réforme Peillon-Hamon-Blanquer des rythmes scolaires est inacceptable.

Le SnudiFO a réaffirmé son exigence auprès du Ministre d’instauration d’une norme nationale de quatre jours pour tous sur 36 semaines sur tout le territoire français, pour toutes les écoles, de l’arrêt des PEdT et des ingérences municipales dans le fonctionnement de l’école et l’abrogation du décret Peillon ainsi que des décrets Hamon/Blanquer qui le complètent.

La dérogation qui est ultra majoritaire doit devenir la norme !
 


Historique des rythmes scolaires

- 1989, Jospin réduit la semaine scolaire d’une heure, passant de 27 heures à 26 heures d’enseignement par semaine. La semaine de classe est organisée sur 4 jours et demi avec le samedi matin travaillé partout en France. Un samedi sur quatre est consacré au travail de concertation des enseignants.

- 1991, l’Inspecteur d’académie peut déroger à l'organisation du temps scolaire. Diverses organisations du temps scolaire apparaissent à chaque fois à l’initiative des conseils d’école. Des expérimentations d’aménagements du temps scolaire avec des temps d’activités sportives et culturelles émergent ici ou là.

- 1994, Bayrou lance une première concertation. On demande aux conseils d’école de se prononcer sur la semaine scolaire : 38,4% des conseils d’école sont pour la suppression du samedi matin avec un raccourcissement des vacances scolaires.

- 2008, s'appuyant sur la signature en novembre 2007 d’un « protocole de discussion commun » entre le Ministère, le SE-UNSA, le Sgen-CFDT et le SNUipp-FSU pour mettre en oeuvre la suppression de 2 heures d’enseignement (!), le ministre Darcos a remis en cause la définition des obligations de service des enseignants du 1er degré en heures hebdomadaires d'enseignement, a annualisé 108 heures de service, et instauré l’aide personnalisée qu’il a instrumentalisée contre l’enseignement spécialisé (RASED)

On passe de 26 heures à 24 heures d’enseignement hebdomadaire + 2 heures d’aide personnalisée (APC)
La majeure partie des écoles françaises passe à 4 jours d’enseignement sans rattrapage sur les vacances scolaires.

Il y a possibilité de dérogation : 3,6% des écoles font le choix des 4,5 jours avec, en général, un mercredi sur trois réservé au travail en équipe.

- 2012, le décret « Peillon » sur les rythmes scolaires avec l’approbation de l’UNSA, de la CFDT, du SNALC, et l’abstention de la FSU, mais un vote contre de Sud, FO et CGT, cadre la semaine scolaire en 9 demi-journées. Celle-ci s’organise obligatoirement sur cinq matinées. En parallèle, ce décret donne aux municipalités le pouvoir de définir l'organisation de nos horaires en fonction du Projet Educatif Territorial. Il impose aussi dans les écoles par la mise en place des Temps d'Activités Périscolaires (TAP) devenus ensuite Nouvelles Activités Périscolaires (NAP).

- 2013, le décret dérogatoire « Hamon » permet un cadre de 8 demi-journées avec l’obligation de maintenir cinq matinées de classe (le samedi n'étant pas autorisé)

- 2017, le décret dérogatoire « Blanquer » loin d'accéder à la revendication du SnudiFO des 24 h pour tous sur 36 semaines,  autorise un retour à la semaine de quatre jours de classe.
Ce décret maintient la possibilité pour les possibilité de territorialiser le calendrier scolaire, y compris en réduisant les vacances d'été (le SnudiFO s'est bien sûr opposé à ce décret puisqu'elle ne répondait pas à sa revendication, ce n'est pas le cas du SNE qui a émis un vote favorable)
La semaine sur 9 demi-journées reste ici le cadre légal et il faut un accord entre la municipalité et le conseil d'école. De nombreux conseils d'école se positionnent pour le retour à 4 jours mais dans les communes où il n'y a pas d'accord, c'est l'organisation en place qui reste en vigueur.

A la rentrée 2018, 66% des écoles étaient déjà revenues aux 4 jours montrant que la revendication du SnudiFO était partagée par une majorité de collègues.

La seule logique de cette réforme des rythmes scolaires de Darcos à Peillon et Blanquer, c’est que l’organisation du temps scolaire de l’Ecole publique passe sous les tutelles politiques locales. C’est une mise en cause du cadre national et laïque de l’Ecole républicaine, l’aggravation des inégalités territoriales, et une menace sur l’existence même du statut national des enseignants garant de l’égalité de traitement des élèves…

Le SnudiFO poursuit son combat contre des calendriers scolaires locaux définis par les mairies, pour le retour à un seul calendrier national de 36 semaines de 4 jours :

4 jours sur 36 semaines pour tous !


Date de création : 01/04/2020 15:16
Catégorie : - Temps de travail
Page lue 895 fois