Garantie Individuelle Pouvoir Achat
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La Garantie Individuelle du Pouvoir d'achatDans l’Éducation nationale, la Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat (GIPA) vise à compenser la perte de pouvoir d’achat des personnels lorsque leur traitement indiciaire brut a progressé moins vite que l’inflation sur quatre ans. Elle concerne les enseignants, personnels d’éducation, PsyEN et autres agents concernés, mais elle ne remplace pas une véritable revalorisation salariale. |
Un dispositif de compensation
Instaurée en 2008, la GIPA est une indemnité annuelle attribuée lorsque l’évolution du traitement indiciaire brut (TIB) d’un agent est inférieure, sur une période de référence de quatre ans, à celle de l’indice des prix à la consommation hors tabac. Elle vise donc à rattraper, a posteriori, une partie de la perte de pouvoir d’achat constatée.
Pour les personnels de l’Éducation nationale, elle peut concerner notamment les professeurs des écoles, les professeurs certifiés et agrégés, les professeurs de lycée professionnel, les conseillers principaux d’éducation, les psychologues de l’Éducation nationale ainsi que les personnels non titulaires rémunérés par référence à un indice.
Les conditions d’éligibilité
Pour bénéficier de la GIPA, un agent de l’Éducation nationale doit remplir plusieurs conditions :
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Être fonctionnaire, militaire à solde mensuelle ou magistrat, ou agent non titulaire rémunéré par référence expresse à un indice.
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Appartenir à un grade dont l’indice sommital est inférieur ou égal à la hors échelle B (HEB).
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Avoir été rémunéré sur un emploi public pendant au moins trois années au cours de la période de référence de quatre ans.
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Pour les contractuels, avoir été employé de manière continue par le même employeur public durant la période de référence.
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Avoir subi une évolution de traitement indiciaire brut inférieure à l’inflation sur la période considérée.fonction-publique.gouv+1
La GIPA est calculée au prorata du temps travaillé : un agent à temps partiel ou ayant travaillé de manière incomplète peut donc percevoir une indemnité réduite, proportionnelle à son activité.
Le calcul de l’indemnité
Le montant de la GIPA est obtenu en comparant le traitement indiciaire brut de début de période avec celui de fin de période, après application de l’inflation constatée. La formule est la suivante :
G=TIBdébut ×(1+inflation) −TIBfin
Où G représente le montant brut de la GIPA, TIBdébut le traitement indiciaire brut annuel au début de la période et TIBfin celui à la fin de la période.
Dans l’Éducation nationale, le traitement indiciaire brut dépend de l’indice majoré détenu par l’agent et de la valeur annuelle moyenne du point d’indice. Les primes, indemnités, heures supplémentaires et autres compléments de rémunération ne sont pas intégrés au calcul de la GIPA.
Une indemnité limitée
La GIPA ne constitue pas une augmentation durable du salaire. Elle ne modifie ni le point d’indice, ni la grille indiciaire, ni les perspectives de carrière. Elle compense uniquement, et partiellement, un écart constaté entre l’évolution du traitement indiciaire brut et l’inflation sur une période passée.
Pour la FNEC-FP-FO, ce mécanisme est insuffisant. Les personnels de l’Éducation nationale ne peuvent pas se contenter d’une indemnité calculée avec plusieurs années de retard, alors même que le gel ou la faible revalorisation du point d’indice entame continûment leur pouvoir d’achat.
Une exigence : la revalorisation des salaires
La FNEC-FP-FO rappelle que la seule réponse durable à la perte de pouvoir d’achat des personnels de l’Éducation nationale réside dans une revalorisation significative et immédiate du point d’indice, ainsi que dans une amélioration des traitements de base et des carrières. La GIPA ne doit pas être présentée comme une mesure de revalorisation, mais comme un correctif minimal face à une dégradation continue du pouvoir d’achat.
Tant que cette revalorisation ne sera pas assurée, les enseignants et personnels de l’Éducation nationale continueront de subir un décrochage entre l’évolution de leurs traitements et celle des prix. La GIPA ne fait que constater ce décrochage, sans y remédier durablement.
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